Secrets de Stéphanie

 

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Interview

Parle-nous de toi et de ta pratique?

J’ai commencé à pratiquer le yoga alors que je cherchais quelque chose pour mieux gérer mon stress à l’université. A ce moment là, j’y allais de manière irrégulière. Et puis, au plus j’en ai fait, au plus j’ai aimé. J’ai commencé une pratique plus intensive et je suis devenue « accro ». L’année passée, je suis partie en Inde où j’ai eu la chance de pratiquer avec des professeurs qui m’ont beaucoup appris. Le yoga m’apporte de l’équilibre et plus d’harmonie. J’ai commencé avec l’Hatha yoga. Je trouvais ça difficile au début car j’étais du genre à ne pas rester en place mais le Hatha m’a permis de « me poser ». Maintenant, je fais aussi pas mal de Vinyasa et du Yin yoga pour ses bénéfices thérapeutiques. Comme dirait un de mes professeurs en Inde, « quand le corps est relaxé, le mental se détend. Quand le mental se relaxe, le corps se détend ». Je pense que c’est pour ca que j’apprécie autant le yoga !

La plus grande révélation de ta vie ?

Quand j’étais au Népal, au commencement d’un trek de 2 semaines dans l’Himalaya, l’hôte d’un gîte m’a dit “lentement, tout est possible”.
J’ai toujours voulu courir, faire beaucoup de choses rapidement, et puis un jour je me suis rendue compte que le plus important c’est de profiter du chemin, pas en courant, mais en profitant des beaux alentours.
La montagne, c’est une belle expérience de vie. Même quand on croit qu’on ne va pas y arriver, on met un pied devant l’autre et puis on arrive au gîte pour y passer la nuit. En allant plus lentement, on profite davantage des paysages, des fleurs et des autres jolies choses sur le chemin, plutôt que d’être dans sa tête et de vouloir arriver vite.
Alors quand j’ai l’impression d’être dans une spirale de stress, j’arrête tout, je respire et je fais chaque geste un peu plus lentement que ce que je voudrais faire. Ca me calme, et au final, à tous les coups, ça marche mieux que si j’avais continué à vouloir aller trop vite.

Tu rêves secrètement de quoi ?

Des rêves secrets, j’en ai beaucoup! Mais en ce moment, je pense souvent à trekker en Patagonie ou à surfer au Portugal ou au Maroc. J’aime beaucoup vivre entourée par les grands espaces et par l’océan, et retrouver ce sentiment de liberté dans la nature. Mais en fait, cette liberté, ces espaces sont déjà en nous. Alors mon plus grand rêve c’est d’être « présente ». D’être présente dès le matin pour regarder les arbres et écouter les oiseaux sur ma terrasse avec un thé, d’être présente avec un sourire pour chaque personne que je croise pendant la journée, que ça soit dans l’épicerie bio du coin ou avec une personne qui mendie dans la rue, d’être présente pour mes élèves en offrant un espace bienveillant, de pouvoir offrir ma présence en écoutant une amie qui triste ou heureuse et, surtout être présente pour m’écouter et devenir une meilleure personne car je suis convaincue que se changer soi-même est la voie pour un monde meilleur.

La journée de tes rêves ?

Me réveiller en pleine nature, sentir le soleil sur mon visage, faire des étirements et prendre une tasse de café qui réchauffe mes mains. Ensuite, comme je suis la reine des petits déjeuner, je prépare du porridge avec plein de fruits, plein de couleurs que je partage avec une personne que j’aime. Si je fais ça, alors ma journée est déjà réussie.

Si je suis à Bruxelles, alors je sors prendre l’air sur ma terrasse, je regarde les arbres en face de moi et je leur dis bonjour. S’il ne fait pas trop froid, je reste et médite ou regarde les nuages. La nature a une place primordiale dans ma vie.

Le monde de demain ?

Intégrer le yoga et la méditation dans les écoles, ainsi qu’y apprendre à se connecter à nos émotions pour mieux les gérer. Ca éviterait beaucoup de violence, envers les autres, envers la nature, et surtout envers soi-même.